CERAV / Africa: If we really start it

CERAV / Africa

En voyant tout un parterre d’Hommes de culture, des garants de la tradition, des octogénaires pétris du savoir poiroter pendant 4 heures sous un hangar dans une chaleur exécrable, je me demande qu’elle importance on accordera à ce Centre régional pour les Arts Vivants en Afrique (CERAV/Afrique) ? Heureusement que Tahirou Barry a su apaiser nos cœurs tout en affichant un optimisme rassurant quant au succès de ce projet qui rentre en droite ligne dans la protection et la promotion de la diversité d’expressions culturelles.

Parlons-en justement ! Cette volonté d’offrir à notre continent une structure d’appui à la mise en œuvre de la Convention 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et surtout spécialisées dans la promotion des arts du spectacle ainsi que du cinéma et de l’audiovisuel, ne peut qu’être opérationnel grâce à la volonté de nos Etats. Il est souhaitable que cette coopération ne soit pas tout simplement institutionnelle mais surtout financière. La présence d’un tel centre à mon avis, viendra pallier cette absence notoire d’échanges et de communication entre les nos Etats dans le domaine des Arts Vivants (musique, théâtre, danse, cinéma et audiovisuel). Par exemple : une chaîne fiable de diffusion des films africains pourrait être mise en place. Cela nous permettra de ne plus vendre nos films à ville prix sur des chaînes de télévision dans le monde. Une sorte de réglementation en matière d’exploitation des arts vivants pourrait être mis en place. Un plan fiable de diffusion des spectacles de danse, musique, théâtre…
De nos jours, avec la présence tous azimuts des nouvelles technologies, la promotion, la diffusion, la protection, la gestion et la production des arts vivants en Afrique est un véritable capharnaüm.

Raison pour laquelle, à mon avis, si le CERAV/Afrique est en train de voir le jour, c’est avant tout: protéger et de promouvoir la diversité culturelles. Le Ministre Barry dans ses propos a dit ceci en substance «…Pour se développer durablement, nos peuples ont besoin de se fonder sur le socle d’une culture qui nous humanise, qui nous sensibilise et qui nous amène à poser les bases de la cohésion nationale et de compréhension internationale». Cette cohésion nationale justement, passe aussi par la prise en compte des Etats africains à injecter conséquemment de l’argent dans ce secteur. Tout ne doit pas se limiter sur les papiers, les discours et inaugurations en grandes pompe. Les capacités par exemple des acteurs et promoteurs culturels doivent être renforcés. Un conseil d’administration digne et dynamique doit être mis en place. Surtout que l’on ne constate pas plus tard dans les embrouilles ou magouille à l’instar de la FEPACI à Ouagadougou ou encore du BBDA. On souhaiterait qu’il soit mis en place une équipe sincère, entreprenante dont les ambitions ne sont que collectives et non individuelles sous la base de la transparence.

Stimuler l’interculturalité afin de développer l’interaction culturelle dans un esprit de bâtir des passerelles entre les peuples. Ça c’est un point dans ce CERAV/Afrique qui m’intéresse particulièrement! Car cela permettra de nouer un dialogue et des partages d’expériences de façon panafricaine. Un véritable mixage culturel qui renforcera davantage les liens. Vivement que cela soit effectif !
En somme, la présence impressionnante d’acteurs clés de notre culture au lancement du CERAV/Afrique démontre l’intérêt que revêt ce projet. Jamais depuis belle lurette, je n’avais vu autant d’acteurs et de monuments de notre culture réunis. Les trésors humains vivants dans leur ensemble avec à leur tête Me Tintenga Pacéré. Prof. Prosper Kompaoré (ATB), Ardiouma Soma (FESPACO), Ildevert Meda (CARTEL), Serges Aimé Coulibaly (Cpie Faso danse théâtre), Bara Walib, Smockey, Ousmane Boundaoné, Ali Diallo, Télesphone Bationo, Michel Somé Bossofa, Famille Kouyaté…
Tout le mal qu’on peut souhaiter au Centre Régional pour les Arts Vivants en Afrique, est qu’il prospère dans les missions qui lui sont assignées.
Une pensée au Prof Jean-Pierre Guingané que j’aurai bien voulu qu’il soit présent.

Jabbar !

Inauguré dans des conditions très regrettables, retard accru du Premier Ministre Paul KabaThieba, j’ai bien peur que la culture soit de nouveau le dernier des soucies de ce gouvernement. Cette négligence qu’on accorde à la culture me fait beaucoup de la peine.

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  • Inauguré dans des conditions très regrettables, retard accru du Premier Ministre Paul KabaThieba, j’ai bien peur que la culture soit de nouveau le dernier des soucies de ce gouvernement. Cette négligence qu’on accorde à la culture me fait beaucoup de la peine.
  • Inauguré dans des conditions très regrettables, retard accru du Premier Ministre Paul KabaThieba, j’ai bien peur que la culture soit de nouveau le dernier des soucies de ce gouvernement. Cette négligence qu’on accorde à la culture me fait beaucoup de la peine.
  • PM

    Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a procédé le lundi 28 mars 2016 à Bobo-Dioulasso, au lancement officiel des activités du Centre Régional pour les Arts Vivants en Afrique (CERAV/Afrique).